Le génie de Montmartre
Illustration du conte de Noël
"Un Noël aux feuilles mortes"
par Benoît
(L'écrit de la vague n° 122)
Dimanche 3 août, pour le dernier jour de son stage, Isabelle a proposé une deuxième sortie photos. Initialement prévue à pied le long du canal de l'Ourq, nous avons finalement testé les navettes fluviales jusqu'à Bobigny. A l'allée, le voyage était commenté. Le guide nous expliquait l'histoire de chaque bâtiment et ses anecdotes. Nous avons longé l'ancien village de la Villette et vu son ancien hôtel de ville, c'est en 1860 que ce village a été annexé à Paris comme tous les arrondissements périphériques de la ville. Nous avons vu les grands moulins de Pantin devenus le siège de la BNP. Le guide nous a aussi expliqué que grâce à un aménagement spécifique des parois du canal, les hirondelles de rivage, espèce presque disparue, sont en train de revenir, trouvant ainsi les recoins nécessaires pour nicher.
Tout le long du trajet, nous avons vu des péniches amarrées sur les bords et servant de salles de spectacles et de restaurants.
Ensuite, nous avons apprécié les graphes sur les murs bordant le canal avant d'arriver à Bobigny.
A l'arrivée de la navette, nous avons pique-niqué dans un parc de Bobigny. Le départ de la navette de retour était une heure plus tard, ce délai nous a laissé suffisamment de temps pour manger.
C'est sur le trajet de retour que les photographes amateurs s'en sont donné à cœur joie.
Benoît, Frédéric et EdelineUn sage a dit que la vie émotionnelle était comme un fleuve. Nous nous épuisons à vouloir l'endiguer, le bloquer quand il s'agit plutôt d'apprendre à nager. Le gros malentendu est de croire qu'une vie spirituelle nous épargne des émotions négatives et congédie pour de bon les tiraillements, les tourments, les hauts et les bas, alors que même le Dalaï Lama et les grands saints connaissent, à leur façon, de sacrés quarts d'heure. Cela me rassure, d'une certaine manière. Quand une émotion négative se pointe, je sais qu'elle ne va pas durer. Même si c'est un mauvais moment ou carrément un vilain jour, j'ai confiance et je connais la règle du jeu, cette loi universelle qui veut que tout passe.
Aussi, pour l'été qui commence, je trouve un bon outil : regarder passer les vagues, tranquillement, sans me laisser submerger par elles. Dans la vie de chaque être humain, il y a des vagues. Dans l'esprit du Dalaï Lama, dans celui de l'Abbé Pierre, il y a eu des vagues. Une vie sans vagues n'est sans doute pas possible et le tout est peut-être d'apprendre à nager dans les vagues de l'âme. Bon début d'été !

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