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mercredi 4 juin 2008

Faisons, par Daniel

17.04.2008

Faisons

Drôles
d’oiseaux
ces
flics
Je
me
souviens
de
pas
encombrants
complices
de
mes
supplices
faisons
abstraction
des
sévices

Faisons

Le
soleil
est
au
zénith
je
ne
veux
plus
d’approche
éprouvant
les
séquelles
des
souvenirs
plus
point
d’avenir

Faisons

Je
regarde
ce
visage
tel
un
paysage
de
rase
campagne
si ce
n’est
ces
folles
randonnées
nocturnes

Faisons

De
paris
une
île
de
sous
entendus
dûment
râleuse
de
sa
beauté
prendre
le
thé
et
trognon
pour
ce
qui
en
découle

Faisons

D’une
vie
éphémère
ce
qui
devient
amère
je
veux
les
mers
du
sud
pour
oublier
mille
sabliers
de
sable

Faisons

Le
canard
quand
bien
même
connard
pour
s’empiffrer
de
lard
je
jette
le
foulard
de
l’extrême
traumatisme
psychique
et
physique

Faisons

Des
étoiles
la
richesse
de
la
frauduleuse
France
je
bichonne
sa
maladresse
c’est
le
refuge
de
mon
adresse
ici
bas
se
dresse
une
révolte

Faisons

Faisons
ce
qui
est
à
l’unisson
pour
devenir
polisson
je
déguste
du
poisson
en
guise
de
raison
mille
poison
d’amertume
et
de
souffrance

Faisons

Chanter
le
rossignol
du
printemps
une
gnole
de
soulagement
et
titube
le
tube
de
mes
trente
ans

Faisons

Vibrer
le
zèbre
dans
ma
prison
hermétique
vertèbre
de
bien
des
tourments
la
douleur
à
la
couleur
d’un
drapeau
tricolore

Faisons

Sorte
que
les
chimères
des
képis
soient
des
épis
de
blé
pour
notre
famille
regorge
le
goût
amer
d’un
palais

Faisons

Des
fleurs
de
paon
une
rancœur
de
futilité
l’été
est
une
faïence
de
denrée
rare
pour
l’année
à
venir
ma
douce
France

Faisons

Révolte
de
mes
larmes
sans
conviction
le
chat
prend
de
l’envol
les
griffes
des
parjures
sont
un
lèche
babine


Faisons

De
ma
tanière
une
dernière
révolte
distribuée
des
paniers
de
liesse
cela
danse
réverbère
de
mes
nuits
insomniaques

Faisons

Débâcle
de
diverses
mélancolies
une
une
deux
c’est
vous
Hep !
là bas
je
suis
loin
plus
point
malade
j’arrache
le
décor
de
mes
cauchemars

Faisons

Tourner
le
guéridon
écoutez !
c’est
vous
moi
nous
sommes
de
tous
les
continents
le
tenant
de
vos
opinions
me
fait
valser

Faisons

Vite
des
mots
à
califourchon
faites
sauter
le
bouchon
et
fêter
la
saveur
du
reblochon

Faisons

D’une
cascade
rouge
une
escalade
bouge
cent
pas
de
prisonniers
je
veux
le
dernier
tango

Faisons

Disparaître
le
paraître
être
à
l’effigie
d’une
bougie
millénaire
le
nerf
de
vos
répulsions
me
donne
de
la
tension

Faisons

Bien
de
dire
à
toi
ici
je
suis
vivant
rappelle
toi
une
nuit
d’hiver
c’est
hier
nombre
de
prière
du
combattant

Faisons

Revivre
les
cimetières
de
pierres
vous
vous
trompez
je
suis
loin
d’être
un
roc

Faisons

Rire
la
foule
je
n’ai
plus
point
d’âme
meurtrie
l’envergure
de
mes
blessures
sont
sur
la
sellette

Faisons

De
gauche
à
droite
Funès
c’est
le
Rabbi
de
Jacob
je
ris
seul
stop
c’est
un
élan
de
panique


Faisons

Bouger
les
fauteuils
vos
porte
feuille
à
la
dérive
que
Sarkozy
ravive
de
bonne
aventure
la
pointure
de
ma
voiture
est
sans
toiture

Faisons

Le
tour
d’une
guitare
sans
effrayer
les
oiseaux
je
ne
veux
plus
de
différences

Faisons

Des
signes
de
complaisance
difficile
d’avoir
ses
aises
je
danse
une
rengaine
de
joie
je
suis
fou
un
peu
à
toi

Faisons

Abstinence
comme
une
sentence
je
ne
suis
plus
tout
à
fait
vous
chez
maman
se
forge
la
douceur
du
printemps

Faisons

Des
rêves
une
île
mystérieuse
alors ?
plongeons
dans
le
décor
Ô
vous
je
suis
sans
parapluie

Faisons

Mille
fois
le
tour
combien
de
détour
au
gré
d’avalanches
noires
partir
à
la
conquête
de
l’univers

Faisons

De ces
nuits
un
tremplin
d’étoiles
j’ai
un
trop
plein
de
lumière
rêveuse

Faisons

Des
révoltes
des
plates
formes
de
sous
entendus
je
suis
en
nostalgie
d’un
passé
révolu

toi

bas
tu
es
nous

Faisons

De
l’eau
une
denrée
mystique
d’entrée
je
flagelle
les
ponts
de
divers
dangers
étrangers
je
suis

Faisons

Des
peurs
un
nid
de
roses
je
punis
les
roseaux
comme
des
oiseaux
prisonniers
d’une
flamme

Faisons

De
dieu
des
valses
conquérir
les
désagréments
du
firmament
bleu
rouge
ce
n’est
qu’une
vie
ou
la
douleur
te
rappelle
Daniel

1 commentaire:

michele.drancourt a dit…

Super Daniel, j'apprécie cette mise en page du poème, on dirait une longue corde à sauter que l'on ferait tourner, et encore tourner, avec des accélérations. Michèle